Vie autonome
Sortir du piège du confort moderne
Pourquoi tout ça ne te rend pas plus libre
Le piège du confort moderne : quand tout est là sauf toi
Ce matin-là, j’ai croisé une femme devant son portail. Elle revenait du supermarché avec deux sacs pleins de tomates, alors que juste derrière elle, de l’autre côté du mur, un vieux pied de tomate poussait tout seul. Sans arrosage, sans engrais, sans attention. Un pied oublié par personne, mais adopté par la terre.
Elle ne l’avait même pas remarqué.
On vit dans un pays où la nature fait tout pour nous aider…
Mais on ne la regarde presque plus.
En Tunisie, on a du soleil presque toute l’année, des variétés locales incroyables, des savoir-faire agricoles ancestraux… et pourtant, la plupart d’entre nous dépend du supermarché pour se nourrir, du robinet qu’on pense inépuisable, et du gaz pour cuire un couscous qu’on pourrait préparer au feu de bois ou au cuiseur solaire.
Tout semble facile. Tellement facile que nous n’avons plus besoin de savoir.
Et ce qu’on ne connaît plus, on finit par le perdre.
🍅 Une abondance invisible
L’autre jour, un voisin m’a demandé :
« Toi qui fais de la permaculture… tu crois qu’on peut faire pousser quelque chose sur cette terre ? C’est de la roche ! »
Je lui ai montré un figuier en contrebas, né tout seul d’une graine.
Puis un plant de pourpier — cette herbe que beaucoup arrachent — riche en oméga 3 et cultivée ailleurs comme un légume précieux.
Il m’a regardé, surpris. Et j’ai compris : le confort nous rend aveugles.
On n’a plus besoin de comprendre la vie autour de nous… alors on ne la voit plus.
🧊 Un confort qui nous endort
On peut vivre en Tunisie toute une année :
-
sans savoir d’où vient notre eau alors que les nappes sont en danger,
-
sans cueillir une seule olive alors que l’olivier est partout,
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sans cultiver un seul piment, alors qu’il pousse comme un cadeau,
-
sans connaître la saison des céréales alors qu’on mange du pain à chaque repas.
On a le frigo, mais on n’a plus le rapport au vivant.
On a le supermarché, mais pas le goût de créer.
On a la facture STEG, mais pas le respect de l’énergie.
Le vrai piège n’est pas le manque d’autonomie.
Le vrai piège, c’est que tout paraît tellement accessible qu’on ne ressent plus le besoin d’être autonome.
🔥 Retrouver sa place
Une fois, lors d’un atelier, on a allumé un feu pour préparer le déjeuner. Rien de compliqué : quelques branches, un peu de patience, un souffle, un regard attentif. Une jeune participante a dit :
« Je n’ai jamais cuisiné autrement que sur du gaz ou de l’électricité. Finalement c’est pas compliqué, et j’adore cette chaleur. »
Elle n’avait pas créé un repas.
Elle avait créé une relation : avec la chaleur, la fumée, le temps, la nourriture, les autres. Avec la vie, tout simplement.
La permaculture, ce n’est pas « apprendre à faire pousser des légumes ».
C’est réapprendre à participer.
Participer au sol, à l’eau, au vent, au feu, aux cycles.
Participer à la communauté, autrement que comme consommateur.
🌱 La liberté n’est pas dans ce qu’on possède
Beaucoup pensent que l’autonomie, c’est être isolé, se débrouiller tout seul.
En réalité, l’autonomie, c’est comprendre comment la vie fonctionne pour pouvoir agir dedans.
C’est savoir :
-
capter l’eau de pluie parce qu’on connaît les saisons,
-
cultiver les variétés locales parce qu’elles sont adaptées,
-
faire pousser notre nourriture même dans un sol dur,
-
réparer un système plutôt que le racheter.
Ce n’est pas revenir au passé.
C’est redevenir capable.
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En attendant de venir expérimenter avec nous, on ne voudrait pas que tu perdes ta motivation.
Voici pour toi le guide « 7 gestes pour transformer ton jardin en oasis d’abondance
🌿 À L’ombre du palmier : apprendre avec la terre tunisienne
C’est ce qu’on transmet dans nos ateliers et stages intensifs à L’ombre du palmier.
On n’enseigne pas une mode écologique.
On enseigne une compétence vitale, adaptée à notre climat, nos sols, nos ressources, notre culture.
On explore :
cuisson au feu & low-tech
captation d’eau en climat sec
variétés locales et systèmes adaptés
production nourricière résiliente
fertilité sans gaspillage
Pas pour « se débrouiller seuls ».
Pour retrouver notre puissance d’agir ensemble.
🧭 Tu sens l’appel ?
Si tu lis ceci, c’est peut-être que tu commences à te poser des questions : Pourquoi on dépend autant d’un système fragile ?
Pourquoi je ne pourrais pas produire une partie de ce que je consomme ?
Pourquoi ça me fait autant de bien quand je touche la terre ?
Tu n’as pas besoin de « tout changer ».
Il suffit de commencer à reprendre ta place dans le vivant.
Commence en douceur avec un atelier ou plonge dans le vif du sujet avec le stage intensif de 2 semaines.
Tu verras… le confort n’a rien à voir avec ce qu’on nous vend comme moderne.
Le vrai confort, c’est d’être capable.
Corinne Abbassi, co-fondatrice de L'ombre du palmier
L’ombre du palmier, c’est plus qu’une entreprise, c’est un choix de vie. Afin de vivre pleinement mes engagements pour un mode de vie qui ne nuit pas à la planète, j’ai choisi d’habiter à la campagne, et d’adopter une vie simple, autour d’une activité agricole, qui participe à fournir des besoins essentiels tout en contribuant à la régénération du paysage. Ce cheminement bien que personnel nécessite une transformation plus large. Et c’est pour cela que je partage avec vous mes expériences.