Comment agir en temps de crise ?
Retrouver du sens et de l'impact
Des solutions simples pour sortir du sentiment d’impuissance
Quand la crise paralyse
Face aux crises – qu’elles soient climatiques, économiques, sociales ou personnelles – beaucoup de gens se sentent démunis. Pourtant, c’est justement dans ces moments que la question « comment agir en temps de crise » devient essentielle.
Nous sommes nombreux à partager ce sentiment : on veut contribuer à un monde plus juste et plus durable, mais on se sent paralysé·e par l’ampleur de la tâche. Le flot d’informations contradictoires, les discours culpabilisants ou catastrophistes, et la pression sociale ajoutent à cette confusion. Résultat : on se sent impuissant·e et on ne fait… rien. Se replier sur soi est souvent instinctif, mais cela ne résout pas les enjeux de fond.
Cette paralysie est une réaction humaine. Vouloir agir face à un défi aussi vaste que la crise écologique peut sembler disproportionné. Mais il faut rappeler que personne ne peut tout faire. Le changement ne vient pas de la perfection individuelle, mais d’une multitude de petites actions collectives. Trouver des gestes concrets et solutions simples permet de sortir du sentiment d’impuissance et de retrouver de la clarté.
Revenir à l’essentiel
Agir en temps de crise, c’est d’abord apprendre à simplifier. Revenir à ses besoins fondamentaux – alimentation, énergie, liens humains – et se demander comment les satisfaire de façon plus résiliente.
La permaculture apporte une grille de lecture apaisante. Elle invite à observer son environnement, à identifier ses ressources et à poser une première action réaliste. Plutôt que d’imiter ce que font les autres ou de chercher la solution idéale, on commence par « ici et maintenant». Cuisiner maison, réduire le gaspillage alimentaire, se reconnecter à la terre ou aux savoir-faire manuels sont des étapes accessibles à tous. Ces choix, en apparence modestes, créent une base solide pour survivre à une crise et avancer malgré l’incertitude. C’est ainsi qu’on transforme la peur en action constructive.
Ce qui paraît minuscule aujourd’hui peut devenir transformateur demain. Une graine semée peut donner un arbre, et un geste répété peut redessiner un mode de vie. En retrouvant ce pouvoir d’action, on sort de l’impuissance et on reconstruit un sentiment d’autonomie.
Les crises révèlent souvent nos fragilités, mais aussi nos marges de manœuvre. Elles peuvent devenir un déclencheur de changements positifs. Observer ce qui ne fonctionne plus, réinventer son mode de vie, initier des projets porteurs de sens : tout cela est une manière d’agir en temps de crise. En permaculture, chaque contrainte peut devenir une ressource si elle est abordée avec créativité. C’est une invitation à voir la crise non pas comme une fin, mais comme une opportunité de transition.

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Construire la résilience locale
Une réponse essentielle à la question « comment agir en temps de crise » est de renforcer ses ancrages locaux. Dans un monde où les chaînes d’approvisionnement mondiales sont fragiles, où les prix de l’énergie et de l’alimentation peuvent fluctuer du jour au lendemain, la résilience naît d’abord de la proximité. Participer à des réseaux d’entraide dans son quartier ou son village permet de créer un filet de sécurité concret : on échange du temps, des outils, des savoir-faire, on se soutient face aux imprévus. Soutenir les producteurs de proximité – maraîchers, artisans, éleveurs – n’est pas seulement un choix éthique, c’est un investissement dans la sécurité alimentaire et économique de sa communauté. Chaque panier acheté en circuit court est une graine de stabilité plantée pour l’avenir.
Partager des ressources (outils, véhicules, jardins partagés) et des compétences (réparer, cuisiner, jardiner, conserver) redonne du pouvoir collectif et évite de dépendre uniquement de structures éloignées ou fragiles. Ce type de solidarité réactive des pratiques anciennes : le prêt entre voisins, le troc de services, la transmission de savoir-faire. Ces habitudes, souvent oubliées dans une société individualisée, deviennent des leviers puissants pour traverser les périodes d’instabilité.
La permaculture nous invite précisément à penser en termes de systèmes interdépendants. Tout comme un écosystème naturel devient plus stable quand il est diversifié et interconnecté, nos communautés humaines gagnent en robustesse lorsqu’elles développent des liens multiples : associations, collectifs citoyens, coopératives, jardins partagés, marchés locaux. Plus ces liens sont nombreux et solides, plus la capacité à absorber les chocs extérieurs augmente. En renforçant notre ancrage local, nous passons de l’isolement à l’interdépendance, et nous découvrons que la vraie force, en temps de crise, ne vient pas de la quantité de ressources individuelles accumulées, mais de la qualité des relations que nous entretenons avec les autres et avec notre territoire.
Ne pas rester seul·e
Enfin, se poser la question « comment agir en temps de crise » ne devrait jamais être une démarche isolée. L’isolement renforce la peur, amplifie la sensation d’impuissance et finit par épuiser la motivation. À l’inverse, rejoindre des communautés solidaires permet de transformer le doute en énergie collective. Les crises – qu’elles soient climatiques, sociales ou personnelles – se traversent mieux lorsque l’on peut compter sur un réseau humain, fait d’écoute, d’entraide et d’inspiration. Un simple cercle d’amis engagés, un collectif de quartier, une association ou une formation devient alors un point d’ancrage qui aide à garder l’élan et à relativiser les difficultés.
Participer à des ateliers pratiques ou à des formations thématiques permet non seulement d’acquérir des outils concrets, mais aussi de rencontrer des personnes qui partagent les mêmes préoccupations. Ces espaces créent un langage commun, où les expériences s’échangent et où les solutions se multiplient. On se rend compte que les problèmes qui semblaient individuels – la peur de manquer, la difficulté à changer ses habitudes, le sentiment d’être « trop petit » – sont en réalité largement partagés. Cette reconnaissance mutuelle allège le poids de la crise et redonne confiance.
S’inspirer de témoignages et de retours d’expérience est également une façon puissante de sortir de l’immobilisme. Voir comment d’autres ont surmonté des situations similaires, ou comment ils transforment les contraintes en opportunités, montre que d’autres chemins sont possibles. Cela nourrit l’espoir et offre des modèles à imiter ou à adapter. Dans ce sens, les communautés deviennent des catalyseurs de changement : elles permettent à chacun de trouver sa place, de contribuer selon ses moyens, et de sentir que son action – même modeste – compte dans un projet collectif plus vaste.
C’est exactement ce que nous proposons à L’ombre du palmier : offrir un cadre bienveillant où chacun peut avancer à son rythme, reprendre confiance dans sa capacité d’agir et construire avec d’autres un avenir plus résilient. Car face aux crises, ce n’est pas la perfection individuelle qui compte, mais la force du tissu social que nous créons ensemble. Seul·e, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin – et en temps de crise, c’est ce « plus loin » qui nous permet de tenir et de bâtir une réponse durable.
Corinne Abbassi, co-fondatrice de L'ombre du palmier

L’ombre du palmier, c’est plus qu’une entreprise, c’est un choix de vie. Afin de vivre pleinement mes engagements pour un mode de vie qui ne nuit pas à la planète, j’ai choisi d’habiter à la campagne, et d’adopter une vie simple, autour d’une activité agricole, qui participe à fournir des besoins essentiels tout en contribuant à la régénération du paysage. Ce cheminement bien que personnel nécessite une transformation plus large. Et c’est pour cela que je partage avec vous mes expériences.