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Des solutions à petites échelle

Le plus petit effort pour le plus grand changement

Ou comment TU peux changer le monde aujourd'hui

Quand tout semble trop grand, commencer petit

Le monde traverse une période où les crises s’enchaînent : réchauffement climatique, raréfaction des ressources, tensions économiques, perte de biodiversité, mais aussi crises sociales et existentielles. Face à ce tableau, beaucoup ressentent un mélange de peur et d’impuissance. Comment, en tant qu’individu ou petite communauté, espérer avoir un impact quand tout semble si gigantesque ?

Cette impression d’être écrasé par l’ampleur des défis conduit à deux réactions opposées mais tout aussi stériles : l’inaction totale (« à quoi bon ? ») ou l’activation frénétique (« je dois tout changer tout de suite »). Dans les deux cas, on s’épuise. Pourtant, il existe une autre voie : celle des solutions lentes et à petite échelle, qui s’ancrent dans la réalité quotidienne et transforment durablement.

Cet article explore comment des gestes simples, réguliers et intelligemment choisis peuvent non seulement améliorer la vie de chacun, mais aussi contribuer à de véritables changements collectifs.

Le piège de la réaction « tout, tout de suite »

Quand une crise éclate, notre premier réflexe est souvent d’agir vite et fort. Comme si seule une réponse massive pouvait être à la hauteur du problème. Cette logique est compréhensible : elle découle du stress et de la peur. Mais elle a un revers.

  • À l’échelle individuelle, vouloir tout changer d’un coup (alimentation, mode de consommation, énergie, déplacements…) mène souvent à l’épuisement. On perd ses repères, on se décourage, et on finit par abandonner, avec le sentiment amer d’avoir échoué.

  • À l’échelle collective, les politiques spectaculaires mises en avant pour rassurer les populations peuvent être coûteuses, mal pensées et difficilement applicables. Beaucoup d’entre elles ne durent pas, car elles ne s’ancrent pas dans la réalité des gens, ni dans une vision à long terme.

Prenons l’exemple de la transition énergétique. Les grands projets technologiques sont souvent médiatisés : barrages colossaux, fermes solaires immenses, réseaux complexes. Mais dans certains villages, un simple programme de réduction de la consommation et d’isolation des maisons a eu un impact bien plus rapide et tangible.

👉 La réaction « tout, tout de suite » n’est pas viable. Elle ne respecte ni le rythme humain, ni le rythme de la nature. Et puis plus on mise en grand, plus la chute est fatale en cas d’échec.

Le principe permacole : des solutions lentes à petite échelle

La permaculture nous invite à penser autrement : agir lentement, à petite échelle, mais de manière ciblée et résiliente.

Ce principe s’inspire directement de la nature. Une forêt ne pousse pas en un an. Le sol fertile se construit lentement, par accumulation d’humus. Les arbres s’enracinent sur des décennies, créant un système capable de résister aux tempêtes.

De même, un projet en permaculture commence souvent par une observation attentive, un petit jardin, une action testée et ajustée. Cela peut sembler modeste au départ, mais chaque geste construit une base solide.

Exemple concret :

  • À Détroit, aux États-Unis, des habitants ont commencé par cultiver de minuscules potagers urbains dans des friches. Aujourd’hui, ces initiatives nourrissent des quartiers entiers et ont redonné vie à une ville en crise économique.

  • En Tunisie, dans certaines régions rurales, la réintroduction de techniques traditionnelles simples (récupération d’eau de pluie, culture en buttes) a permis d’améliorer la sécurité alimentaire, là où de grands projets étatiques échouaient.

La clé est là : ce qui semble petit devient immense avec le temps et la répétition.

Le plus petit effort pour le plus grand changement

Un des principes phares de la permaculture affirme : « Utiliser le plus petit effort pour obtenir le plus grand changement. »

Cela ne signifie pas être paresseux, mais chercher les points de levier les plus efficaces. C’est l’art de trouver la petite action qui débloque une série d’effets positifs.

Exemples parlants :

  • Collecter l’eau de pluie : une action simple (installer une citerne, une gouttière) → économie d’argent, autonomie accrue, réduction de la pression sur les nappes phréatiques, résilience face aux sécheresses.

  • Composter ses déchets organiques : réduit le volume de déchets, crée un amendement fertile, nourrit le sol, évite les émissions de méthane dans les décharges.

  • Vivre d’une ferme en permaculture: autonomie pour ta famille, santé des consommateurs, régénération de l’environnement

Chaque geste, pris isolément, paraît insignifiant. Mais leur effet cumulé est immense.

C’est exactement ce qu’on observe dans la nature : une goutte d’eau n’est rien, mais des millions de gouttes sculptent des montagnes. Tu as sûrement en tête le petit colibri, dont s’est inspiré le mouvement Terre et Humanisme. Et c’est un bon exemple de comment une action individuelle au départ peut déboucher sur une action collective. 

Comment identifier son « point de levier » personnel

La question qui revient souvent est : « Par où commencer ? »

Voici une méthode simple, inspirée de la permaculture :

  1. Observer son quotidien : où sont les gaspillages, les frustrations, les blocages ?

  2. Lister les petits gestes possibles : par exemple, récupérer l’eau de lavage des légumes pour arroser les plantes.

  3. Évaluer l’impact : quels gestes créent le plus d’effets positifs (écologiques, économiques, psychologiques) ?

  4. Commencer par un seul geste : inutile de tout changer d’un coup.

Exemple : une famille qui se sent dépassée par la crise climatique décide simplement de réduire sa consommation d’eau. Ce petit geste leur redonne un sentiment de contrôle, déclenche d’autres initiatives (potager, compost), et finit par transformer profondément leur mode de vie.

👉 Le premier pas crée le mouvement.

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Quelques inspirations

Cas 1 - Une famille en contexte urbain

À Lyon, une famille a commencé par installer un lombricomposteur dans sa cuisine. En trois ans, ce simple geste a mené à la création d’un potager sur balcon, puis à une inscription dans une AMAP. Aujourd’hui, elle participe à des projets collectifs de jardins partagés.

Cas 2 – L'association tunisienne de Permaculture

En 2013, personne ou presque ne connaissait la permaculture en Tunisie. Nous avons organisé un premier atelier, puis un premier PDC. Il a suffit de regrouper quelques personnes pour qu’une association soit créée et que tout un mouvement naisse en Tunisie. 

Cas 3 – Un participant à un PDC (Cours de Design en Permaculture)

Un étudiant, venu sans expérience, a commencé par cultiver des herbes aromatiques sur son balcon. Quelques années plus tard, il a lancé une micro-ferme qui nourrit plus de 40 familles chaque semaine.

Ces histoires montrent que le changement ne naît pas de grands plans, mais d’un premier petit pas.

Pourquoi la lenteur est une force (et pas un handicap)

Nous vivons dans une société qui valorise la vitesse. Or, la lenteur est une force.

  • Elle permet à nos habitudes de s’ancrer durablement.

  • Elle offre le temps d’observer, d’apprendre, d’ajuster.

  • Elle réduit le stress et favorise la confiance en soi.

Exemple naturel : une haie diversifiée pousse lentement, mais elle offre protection, nourriture, habitat pour la faune, et fertilité pour des décennies.

Dans un monde en crise, la lenteur est paradoxalement ce qui nous rend plus rapides à long terme, car nos changements sont solides et durables.

Construire ensemble : l’effet multiplicateur du collectif

Un petit geste isolé est puissant. Mais lorsqu’il est partagé, son impact est démultiplié.

  • Compost de quartier : chaque habitant dépose ses déchets → réduction colossale des poubelles, production de compost pour des jardins partagés.

  • Ateliers d’échanges de savoirs : un jardinier apprend à des voisins à faire des boutures → des dizaines de jardins naissent.

  • Grainothèques : quelques sachets de graines libres circulent → des centaines de plantes poussent dans la ville.

L’exemple est contagieux. Voir un voisin composter ou récupérer l’eau de pluie pousse d’autres à imiter.

👉 La résilience ne se joue pas seul·e. Elle se construit ensemble.

Petites actions pour grandes crises

Voici une liste non exhaustive de gestes accessibles, qui répondent aux crises actuelles :

  • Eau : installer des récupérateurs, arroser le soir, réutiliser l’eau de cuisson.

  • Alimentation : cuisiner maison, privilégier les circuits courts, conserver les excédents.

  • Énergie : isoler une pièce, utiliser des multiprises avec interrupteur, sécher le linge au soleil.

  • Lien social : organiser un repas de quartier, créer un groupe d’entraide local.

Chacun de ces gestes est un « petit effort » qui génère un grand changement, surtout dans un contexte de crise.

Conclusion – Retrouver son pouvoir d’agir

Les crises donnent l’impression que tout nous échappe. Pourtant, en choisissant la voie des solutions lentes et à petite échelle, chacun peut retrouver un pouvoir d’agir.

Le secret n’est pas de courir, mais de commencer. Un petit geste, aujourd’hui. Et demain un autre. Pas pour sauver le monde à soi seul, mais pour contribuer à une transformation collective qui s’ancre dans le réel.

👉 La crise nous rappelle que nous n’avons pas besoin d’être parfaits, mais constants.
👉 Chaque pas compte, surtout s’il est simple, répétable, partagé.

Alors, que choisis-tu comme premier geste dès aujourd’hui ? 🌱

Corinne Abbassi, co-fondatrice de L'ombre du palmier

Corinne Abbassi experte en permaculture

L’ombre du palmier, c’est plus qu’une entreprise, c’est un choix de vie. Afin de vivre pleinement mes engagements pour un mode de vie qui ne nuit pas à la planète, j’ai choisi d’habiter à la campagne, et d’adopter une vie simple, autour d’une activité agricole, qui participe à fournir des besoins essentiels tout en contribuant à la régénération du paysage. Ce cheminement bien que personnel nécessite une transformation plus large. Et c’est pour cela que je partage avec vous mes expériences. 

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