Permaculture urbaine

La boite à outil de la permaculture a permis à certains designers de trouver des stratégies pour la vie en ville, présente et future.

En voici quelques exemples

Vivre en ville en permaculture c’est possible. Qu’on l’applique à l’échelle individuelle ou de l’urbanisme.

Aménager l’espace

Christopher Alexander a ouvert la voie avec son livre référence « the pattern language » qui propose un dictionnaire des formes de bases (spatiale et aussi sociale). Selon l’échelle de conception, et les besoins à remplir, le designer choisit des patterns dans chaque section. Par exemple, pour conserver le lien entre la ville et la nature, il propose d’appliquer un pattern en étoile qui permet à la nature de « rentrer » (ou à la ville de « sortir »).

Produire sa nourriture

Du potager de balcon à la ferme urbaine, en passant par les Incroyables Comestibles, la permaculture incite à relocaliser la production de la nourriture au plus près des besoins. Cette logique apporte des réponses à divers niveaux: coûts du transport des denrées, gaspillage alimentaire, qualité des produits, lien social…

Gestion des déchets

La gestion des déchets offre au permaculteur de nombreux challenges. Et on a ainsi vu émerger des solutions créatives: lombricomposteur, ressourcerie, gratiferia, movement Zéro Déchet, restaurant à base de produits non commercialisables… toutes ayant pour objectifs de consommer raisonnablement et de redonner à nos déchets leur vraie identité:  des ressources! La Nature nous l’enseigne, il n’y pas de déchets, seulement des produits, qui sont les ressources pour d’autres éléments. Le déchet correspond à un déséquilibre, soit le produit est inadapté car il n’existe aucun élément pour le consommer, soit il est produit en trop grande quantité, et il devient une pollution.

Energies

Le moyen le plus simple en ville d’économiser les énergies fossiles, c’est de mutualiser. Là aussi on a vu apparaître des innovations intéressantes. Au delà des transports en commun, et de la mise en place de location de vélo dans la plupart des grandes villes, il s’est développé aussi des initiatives comme le prêt entre voisins d’outillage, le covoiturage…

L’habitat est un terrain privilégié pour rationaliser l’usage des énergies. A l’échelle individuelle ou collective, l’amélioration des performances des habitations est essentielles: isolation, double vitrage, entretien des appareils…

Société

La stabilité sociale en milieu urbain repose beaucoup sur la capacité des villes à favoriser les liens sociaux, la mixité, l’échange humain. L’individualisme mis à l’honneur au siècle dernier refait place à un mode plus équilibré entre l’intimité, l’épanouissement personnel et le besoin de sociabilité. C’est dans ce contexte qu’on a vu (ré)apparaître les fêtes des voisins, les jardins partagés et des tas d’initiatives intégratives, notamment par le biais de l’entrepreneuriat social.